Sur le site du Monde Diplomatique, Benoît Bréville et Pierre Rimbert défendent avec force la lecture sur papier face à l’« inondation » d’informations numériques qui fragmentent l’attention, accélèrent les usages et réduisent notre capacité à comprendre des textes complexes. Les auteurs montrent que les contenus en ligne, dominés par des algorithmes cherchant à maximiser l’engagement, favorisent des formats courts, des clics et des notifications constantes, au détriment de la réflexion profonde, de la sédimentation et de la concentration. Cela aboutit à une forme de médiatisation standardisée qui influence jusqu’à l’orientation éditoriale des médias eux-mêmes.
À l’inverse, le papier, qu’il s’agisse de journaux imprimés ou de livres, permet une lecture plus soutenue, une meilleure mémorisation et offre un espace de liberté face à la captation algorithmique du temps et de l’attention. Les gestes sociaux liés à sa pratique (lire un journal papier dans un café, le prêter, le montrer, ...) illustrent sa dimension culturelle et politique.
Pour les auteurs, l’éloge du papier n’est pas une nostalgie rétrograde « mais un mouvement rationnel et une nécessité politique » : il incarne une souveraineté retrouvée sur notre attention et sur le sens même de l’information à l’ère numérique...
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Article de revue. Éloge du papier à l’heure du déluge numérique, par Benoît Bréville & Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, janvier 2026)
lundi 29 décembre 2025 –
Voir en ligne : Éloge du papier à l’heure du déluge numérique, par Benoît Bréville & Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, janvier 2026)
The curator